Dashcam : que faire après un accident
Par La rédaction Guide Dashcam
Comparatifs & guides d’achat de dashcams · Mis à jour le 08/07/2026
Votre dashcam a filmé l'accrochage : c'est exactement ce pour quoi vous l'avez installée. Encore faut-il exploiter la vidéo correctement. Voici la marche à suivre, du bord de la route jusqu'à la déclaration de sinistre.
Sécuriser les lieux avant tout
Un accident, même filmé, se gère d'abord sur le terrain. Mettez-vous en sécurité, allumez les feux de détresse, enfilez le gilet et posez le triangle. Assurez-vous que personne n'est blessé et appelez les secours si nécessaire (15, 18 ou 112). La vidéo, elle, est déjà enregistrée : elle peut attendre quelques minutes.
Verrouiller la séquence pour ne pas la perdre
La plupart des dashcams filment en boucle : les fichiers les plus anciens sont écrasés par les nouveaux. Le risque, c'est que la séquence de l'accident disparaisse si vous continuez à rouler ou si la caméra tourne encore longtemps.
Deux réflexes :
- Si le capteur G a verrouillé automatiquement le fichier lors du choc, la séquence est protégée de l'écrasement, mais vérifiez-le sur l'écran ou dans l'application.
- Sinon, verrouillez-la à la main (bouton dédié), ou retirez la carte SD pour figer son contenu.
Copiez ensuite le fichier original, sans le recadrer ni le convertir : une vidéo non retouchée a bien plus de valeur, comme nous l'expliquons dans notre guide sur ce qui fait une preuve solide.
Noter ce que la vidéo ne montre pas
Une bonne séquence ne dispense pas de relever les informations classiques, qui la complètent : coordonnées et assurance de l'autre conducteur, plaque, éventuels témoins, heure précise, conditions météo et état de la chaussée. Ces éléments recoupent la vidéo et renforcent votre dossier.
Remplir le constat, la vidéo vient en complément
La vidéo ne remplace pas le constat amiable : elle s'y ajoute. Remplissez le constat normalement avec l'autre conducteur. La séquence servira ensuite à départager les torts, en particulier si les versions divergent.
En droit français, la preuve est libre : c'est votre assureur, ou le juge, qui apprécie la valeur des images. Une dashcam n'a donc pas besoin d'être « homologuée » pour que sa vidéo compte ; nous démontons ce mythe dans notre guide dashcam et homologation assurance.
Transmettre la vidéo à votre assureur
Joignez le fichier original à votre déclaration de sinistre, avec le constat. Les aspects pratiques (format, canal, ce que l'assureur accepte) sont détaillés dans notre article déclarer une dashcam à l'assurance.
Respectez surtout les délais légaux de déclaration :
| Type de sinistre | Délai |
|---|---|
| Accident, collision, bris de glace | 5 jours ouvrés |
| Vol du véhicule | 2 jours ouvrés |
| Catastrophe naturelle | 30 jours calendaires (après l'arrêté) |
La procédure officielle est décrite sur Service-Public.fr.
Attention au RGPD si vous diffusez la vidéo
Transmettre la séquence à votre assureur, à la gendarmerie ou à la police est parfaitement légitime. La publier sur les réseaux sociaux, non : plaques, visages et lieux sont des données personnelles, et une diffusion publique peut se retourner contre vous. Nos règles détaillées figurent dans dashcam et RGPD.
En clair
Après un accident, l'ordre est simple : sécuriser, verrouiller la vidéo, relever les informations, remplir le constat, puis transmettre le fichier original à l'assureur dans les délais. Bien utilisée, une dashcam accélère le règlement du sinistre et protège votre bonne foi.
Information générale, ne constitue pas un conseil juridique.